Histoires insolites

L'Ange Gabriel veillait sur le village

Histoire véridique ou simple légende ? En tout cas, elle ne date pas d’hier et beaucoup de vieux habitants du village de Cabriès – et aussi de Bouc-Bel-Air – en connaissent des bribes. Le chanoine Adrien Pascal, qui a écrit Notice sur Cabriès au XIXe siècle, évoque ce prodige. Tout comme Joseph Rey, curé de Cabriès de 1952 à 1958, qui avait fait des recherches sur cette histoire qu’il aimait tant raconter.
Il faut remonter à 1720, année où la peste dévaste les communes voisines alors que Cabriès est épargnée. Jusqu’en juin 1721, date de la cessation de contamination de cette maladie, bien des décès surviennent sur Cabriès. Mais les registres précisent bien « sans aucun soupçon de peste ». On attribue cette protection sur le village à l’archange Raphaël.

Enlèvement raté

Des habitants d’Albertas ont alors voulu s’approprier la statue du saint, afin de bénéficier des mêmes défenses et d’en faire le patron de leur paroisse de Bouc-Bel-Air. Quelques hommes audacieux ont mis leur plan à exécution. Une nuit, ils se rendent dans l’église et découvrent avec satisfaction la précieuse statue. Croyant leur larcin consommé, ils veulent repartir rapidement, avec leur butin. Mais impossible de déplacer la statue d’un pouce. Ils repartent donc comme ils étaient venus, les mains vides, la honte en prime.
Le bruit de cet « enlèvement » raté se répand rapidement dans les deux villages concernés. Un miracle pour les habitants de Cabriès qui remercient le saint de ne pas avoir voulu les abandonner. Rancœur pour les Boucains (habitants de Bouc-Bel-Air) qui soupçonnaient les villageois voisins d’avoir eu vent de leur projet et d’avoir scellé la statue tant convoitée. A compter de ce jour, ils appelèrent les habitants de Cabriès « les gluants » ! Mais le temps a passé et heureusement, l’animosité et la rivalité se sont estompées.

Texte reproduit à partir d’un article du 11/08/05 avec l’aimable autorisation du Quotidien « La Provence » http://www.laprovence-presse.fr.

Vent de JMJ

Sa Sainteté le pape Benoît XVI à son arrivée à l’aéroport de Bonn-Cologne pour les JMJ d’août 2005.

La journée avait mal commencé : la grande croix que Sa Sainteté le pape Jean-Paul II avait offerte aux JMJ en 1984 était tombée et s’était brisée sous l’effet du vent. Elle avait été installée sur le bateau que devait emprunter Benoît XVI pour descendre le Rhin.

Maudit vent !

La Vierge assomme une fervente

L’histoire se déroule dans un petit village de Sicile pour la fête de l’Assomption. La coutume est de faire une procession en promenant la statue de la Sainte Vierge à travers les rues. Ce jour-là, la statue avançait lentement au rythme du pas des hommes qui la maintenaient, autour tout n’était que ferveur et admiration. Tout-à-coup un bras de la Vierge s’est décroché et est tombé sur la tête d’une dame très fervente qui escortait le cortège de très près. La dame s’écroule en se tenant la tête. Tout s’arrête. Certains s’affairent pour ramasser le bras divin, d’autres partent au secours de la dame blessée qui crie « La Madonna m’a frappée, je suis maudite, je suis maudite ! Mais qu’est-ce que j’ai fait pour qu’Elle me frappe ? Santa Madonna pardonnez-moi, pardonnez-moi ! »

Cette histoire m’a été racontée par une amie sicilienne qui a assisté à la scène. Raconté par elle c’est le fou-rire assuré. Le bras divin a été recollé depuis et la dame s’est remise de ses ecchymoses et de ses émotions.

San Gennaro

En 305, l'évêque de Bénévent, Gennaro fut décapité par les Romains, son sang fut conservé dans une ampoule. Ce n'est qu'en 1389 et plus exactement le 17 août 1389 que fut organisée la première procession car le sang conservé s'était liquéfié.

De nos jours, le sang de San Gennaro est conservé au Dôme de Naples. Trois fois par an
- le samedi précédant le premier dimanche de mai et les 8 jours suivants,
- le 19 septembre et les 8 jours suivants
- le 16 décembre
les fidèles accourent pour assister à la liquéfaction du sang de San Gennaro. Si celle-ci se produit cela signifie beaucoup de bienfaits pour la ville et les fidèles s'agenouillent dans de ferventes prières mais si le miracle ne s'accomplit pas, il n'hésitent pas à insulter le saint et l'agonir d'injures.

Ils avaient dérangé l'âne...

Avant la guerre de 1939, dans un petit village du nord de l'Aveyron, l'on amena une grande statue de la Vierge, destinée à être scellée sur la place du village (où elle est toujours) La statue fut déposée dans une étable. La nuit, des ouvriers agricoles d'un village voisin décidèrent d'aller la voir, et rentrèrent dans l'étable. Malheureusement la nuit était très noire, et il n'y avait pas de lumière. Les compères rentrent dans l'étable et avancent doucement.

Soudain le premier reçoit de violents coups et se met à crier (en patois) "Sainte Vierge, si j'ai fait quelque chose de mal dis-le moi, mais arrête de me frapper comme ça" et ils ressortent en courant.

Ils avaient tout simplement dérangé l'âne qui avait servi à amener la statue, et qui le leur a fait savoir.

Mille mercis à Guy pour cette histoire ! J'aime beaucoup...

 

Si vous connaissez des histoires insolites sur les anges, les saints, les statues écrivez-moi je me ferai un plaisir de les éditer sur cette page. Le respect reste de rigueur.

 

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